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Chartreuse de Montmerle

Porche d'entrée de la Chartreuse de Montmerle

Devant les vestiges du portail de la Chartreuse de Montmerle, on n'imagine pas la grandeur, l'importance et l'étendue de ce monastère...Mais écoutez les pierres elles vous raconteront son histoire...

 

L’histoire de Lescheroux est liée à celle de Montmerle, les Chartreux étant devenus au fil des années propriétaires des plus importants domaines de la paroisse et notamment de Beauregard, Grand Villard, la Carronnière, Tivière, Veyriat et Fontaramiel.
Vers la fin du XIIème siècle, en 1170, près de Saint-Julien-sur-Reyssouze, un prieuré de l’ordre de Saint-Benoît, connu sous le nom de Montmerle du Val Saint-Etienne dépendait du Prieuré de Joug-Dieu, en Beaujolais, tout en étant soumis au Prieuré de Seillon.
Montmerle fut fondée vers 1150 par Hugues d’Asnières, chevalier, Seigneur de Saint-Julien-sur-Reyssouze et s’appela Maison du Val Saint-Etienne.
En 1210, les moines adoptèrent la règle de Saint-Bruno, le prieuré bénédictin de Montmerle devint la 36ème Chartreuse de Montmerle.
Au XVIIème siècle, le monastère fut reconstruit en un lieu appelé le Teppe de la Serre. La Chartreuse de Montmerle devint la plus belle et la plus étendue des huit maisons que comptaient la Bresse et le Bugey. Sa puissance et sa richesse étaient considérables. Il s’y trouvait une belle église parée d’un mobilier remarquable.

Aujourd’hui, il reste la même belle avenue, bordée de peupliers qui conduit au portail d’entrée. Le ponceau de pierre et le portail d’entrée avec ses pilastres et portes latérales sont toujours visibles et rappelle la grandeur de cette Chartreuse. Autrefois, trois niches où se trouvaient des statues surmontaient les entrées. Près du porche, un puits présente la particularité d’être à étage : l’eau se puise soit au niveau de la cour, soit dans la cave. Dans le pré voisin se trouvait « le puits merveilleux » : large, en pierre jusqu’au fond et abrité par un dôme, il indiquait le milieu du cloître.